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| » | Materiaux pour l'histoire de notre temps - Junio de 1999 | |||
Un nouveau centre de documentation Por Bruno Groppo Le fonds documentaire du CECINCI couvre chronologiquement une grande partie du XXe siècle (jusqu'aux années 1970) et comprend des livres (2 000), un millier de brochures, des collections de revues (400 revues politico-culturelles argentines, 300 revues politiques argentines, 450 périodiques argentins, 200 revues politico-culturelles étrangères), 40 caisses d'archives, des affiches, des photos, des microfilms (parmi lesquels ceux des archives du Sindicato de Trabajadores de Fiat Concord de Cordoba, offerts au CEDINCI par la fondation Pedro Milesi) et des enregistrements d'interviews et de témoignages. Une partie de ces collections n'étaient disponibles auparavant que dans quelques bibliothèques étrangères ; d'autres (comme La Internacional, La Chispa, La Correspondencia Sudamericana, El Trabajador Latino-Americano) sont uniques. Ces documents sont mis gratuitement á la disposition du public et des chercheurs deux après-midi par semaine au siège du CEDINCI, une petite maison de ville louée par I'association et qui comprend une salle de lecture, une salle de bibliothèque, une salle où travaillent les responsables du Centre et une salle de réunion. Cette dernière accueille des séminaires et des cycles de conférences-débats organises par le Centre. L'un des projets du CEDINCI est de constituer un important fonds d'archives d'histoire orale. L'ensemble des documents déposés au CEDINCI est en cours de catalogation grâce aux collaborateurs bénévoles du Centre, tous des historiens. Le fonds documentaire continue de s'accroître, principalement grâce aux dons ou aux échanges, puisque le Centre ne dispose pratiquement pas de fonds pour payer de nouvelles acquisitions. Le CEDINCI remplit, de toute évidence, une lacune et joue un rôle appréciable en préservant et en mettant á la disposition du public une documentation importante, qui risquait d'être perdue. Si ses principaux collaborateurs viennent, politiquement, de différentes sensibilités de la gauche argentine, le Centre lui-même n'a pas de caractère partisan et est accessible A tous ceux qui souhaitent consulter ses documents. On peut se demander si le CEDINCI pourra continuer á fonctionner exclusivement grâce aux contributions et au travail bénévole des membres de I'association. II est évident, par exemple, qu'au fur et a mesure de I'accroissement du fonds documentaire, les locaux, déjà exigus, deviendront insuffisants. Avant visité le Centre et discuté avec ses responsables, je suis convaincu qu'une aide publique lui serait indispensable, d'autant plus qu'il remplit une fonction - la préservation d'archives - d'intérêt public : qu'il puisse I'obtenir, rien n'est moins sûr, compte tenu du peu d'attention que les pouvoirs publics en Argentine accordent actuellement à ce type de problèmes. |
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